Ce cas illustre une situation de franchissement et de violations des limites. Au bout du compte, cette situation constitue un abus sexuel. Il y a d’abus sexuel en présence d’une relation thérapeutique et d’une relation sexuelle simultanées entre un(e) infirmière/infirmier et un(e) patient(e). Il y a également d’abus sexuel si une relation sexuelle entre un(e) infirmière/infirmier et un(e) patient(e) se produit dans une période d’un an après la fin de la relation thérapeutique.
Mary est une patiente de Ji. Même si Mary a consenti aux rapports sexuels, ce consentement n'entre pas en ligne de compte. Ji a ignoré de nombreuses occasions de rétablir des limites appropriées avec Mary. Elle a laissé Mary exprimé ses sentiments par courriel ou par téléphone, après les heures de travail. Toutes les fois où Mary l’a fait, Ji aurait dû pendre un moment, réfléchir et mettre fin aux avances de Mary. Si la relation infirmière-client n’était plus gérable ou si Ji ne souhaitait plus s'occupait de Mary, elle aurait dû aider Mary à trouver un autre prestataire de soins de santé qui aurait pris soin d’elle conformément à la norme d’exercice de l’OIIO, Limites professionnelles et relations infirmière-client ou infirmier client.
L’OIIO est légalement tenu de donner suite à toutes les plaintes qu’il reçoit. La plainte de Mary portait sur des pratiques de prescription et non pas sur des abus sexuel. Toutefois, la relation de Ji avec Mary aboutirait probablement sur une enquête d’abussexuel à l’encontre de Ji. Si elle était déclarée coupable d’abus sexuel, le certificat d’inscription de Ji, auprès de l’OIIO, serait révoqué. C’est parce qu’on considère qu’il y a un abus sexuel lorsqu’un(e) infirmière/infirmier a des rapports sexuels avec un(e) patient(e), touche un(e) patient(e) de manière sexuelle et/ou se comporte ou tient des propos à connotation sexuelle. Peu importe si les rapports sexuels étaient consentis et peu importe qui a fait le premier pas.